mardi 25 novembre 2014

Naître

Hier, la pensée m'énervait soudainement,
Au fond du tréfonds, j'imaginais la fin,
Respiration coupée, le dernier moment,
A court de souffle, n'existait plus de parfum.

Envahissante obscurité, j'étalais mes membres dans l'enfer,
Oraison funèbre et éternelle, s'abattait les squelettes,
Je brisais la matière, cuivre, métal et fer,
Mon regard détourné, mes orbites finissaient sur ma tête.

Plus rie n est captivant, et mon tullier est obsolète,
De la naissance je non-naquis, je voulais faire et défaire,
Les idées sont définitivement désuètes,
Jusqu'à l'aube, je voyage aux bord des mers des deux hémisphères.

Cécité des autres, je vis "la maman",
L'enfer est bien les autres, à mes considérables défunts,
Egoisme de ne plus être, un instant d'émerveillent,
Et ne jamais commencer, ne jamais actionner, pour débuter dans un couffin.

clivage involontaire

A la déroute angoissante d'une personnalité,
Sur une surface malheureuse sans fondement;
Préexiste une perverse relation d'identité,
Anéantie par l'éclair foudroyant: mon jugement.

Désarticulation cérébrale, déliaison du soir,
Lorsque les ténèbres sombrent dans la mythomanie,
Où l'effort de dire vrai n'est plus captatoire,
Comme un filtre dominé par l'effet du dénie.

Séparation triviale et illusion défensive,
La chute est bien pire que l'impossible vérité,
Le psychisme se noie à la pensée décisive,
La réalité se sépare entre l'ombre et la clarté.

Dans un trou sans fond, j'organise mes étreintes,
Dans un meurtre sans fait, s'immisce mon désir.
Le pragmatisme s'illumine au profit de la feinte,
A mon grand regret, il ne voit pas le mal, a contrario son plaisir.


samedi 19 mai 2012

médicalement délétère

anxiolytique des éphémères effets cristallisants,
Au delà de l' atmosphère bienheureuse et grinçante,
Parcourant l'idéalisme des oublis épuisants,
La symphonie du déni injonctif et puissant.

Dans un sommeil presque cornélien entre la raison et le sentiment,
Etat hypnotique dans des profondeurs obscurcies et un séant du vide,
C'est peut être l'immolation intérieure qui érige le bourreau permanent.
A qui la faute, sans restitution de la vérité dans les chuchotement des âmes avides.

Automutilation des imagos déterminantes et mouvantes,
j'imaginais un pire sans que le meilleur s'intègre,
Et pourtant, la dysphonie de la matière intellectuelle écartante,
l'instabilité de moi, et de l'autre, un jeune homme de la pègre.


La tentation de devenir ce que je ne suis pas me poursuit,
Omnipotence de dieu n'est qu'un substitut de l'impossibilité d'être et d'avoir.
Sans comprendre, je ne retrouve pas ce que je suis,
La radiation me brûle de l'intérieur, boule de magma s'éteignant par l'arrosoir.

 

mercredi 22 février 2012

martèlement expulsé

Au delà de claustria, l'envie de gerber sur les lettres infinies
Dans la trame invincible, je m'écorche moi même l'esprit,
Convaincu d'être l'enfermé enfermant des décennies,
Au beau milieu de la nuit, me transparais les infernaux pervers, épris.

Dans une machination alambiquée et épuisante, "je m'enclume!",
Je touche le fond, je me dirige vers le bitume,
Cette froideur, paralysante qui suinte dans ces pages interminables,
Je revois l'horreur des congédiés imperméables,

J'attache mon corps et ma pensée à la réalité,
Sombrant dans un continuel paradoxe, d'ubiquité,
Je ne discerne plus le blanc, le gris et le noir,
Achromatique élaboration, je cherche la sortie de l'entonnoir,

Empoisonné par le liquide effervescent, d'une nouvelle ère,
La torture psychique des innombrables violences,
D'un père transformant l'affection par l'acte délétère,
L'inceste par l'idéologie patriarcale dominée par l'ambivalence.

jeudi 21 juillet 2011

Afrique agressive

l'enfer, l'enfer et encore l'enfer de voir l’égoïsme,
Ou quiconque ne mérite un tel acharnement,
Un enfant maigre comme une plume désarmé face au dualisme,
Des empires infâmes que constituent les gouvernements.

Une femme, un statut, un être vivant cassé par la décharge,
Allaitant son enfant avec la pitié des parlements inexistants,
Insupportable vision de l'espoir sans partage, 
Des jours grisâtres envahit par l'incertitude des suivants.

Et cette putain de maladie s'attachant comme une sangsue multiple,
Au sommet des illusions incurables, empathie instantanée,
Pourquoi ses gens, si humbles, si indignés par la vie et son périple,
Autant d'obstacles, s'accouplant à la notion "innée",

Je ne peux pas croire qu'il n'existe vraiment aucun assentiment, 
Je ne peux pas croire qu'il ne fasse d'effort en vain,
Je ne peux pas croire qu'il prétende à l'alerte à ce moment,
Je ne peux pas croire que dieu existe en n'aidant pas son prochain.   

 
   

lundi 18 juillet 2011

revisite interne

De nouveau surpris par le marchand de la vie,
Rien ne reste, tout s'envole comme un éclair de lucidité,
J'imagine les merveilles sans avoir eu de devis , ni préavis,
Mais je sais bien, en toute conscience qu'il s'agit de périodicité.

Comme toutes choses désespèrent et meurent dans l'éternel néant,
D'un vaste éclat réciproque m'amenant à regarder en face,
Les idées conceptuelles, idéologiques, en leur séant,
Dénigrer les factices imageries que l'essence effacent.

Comprendre est un verbe sans contenu,
Car il amène à compliquer l'espace et le temps,
Une Horloge sans cesse revisitée par l'ingénu,
Audace insatiable des mots nous abattant.

J'ai entendu dire que la seule magie existant en ce monde,
Serait bel et bien les mots ayant des pouvoirs caractéristiques,
De blesser mais aussi de guérir et pourtant, les phrases qui nous inondent,
En s'affairant à user des sondages et de la statistique.

lundi 26 juillet 2010

misery

Dans l'espace et le temps, le vide est sans revirement grandiloquent,
Plus rien est là, et c'est l'autarcie qui nous rend compte de la solitude,
Seul sans rien, vider de toutes émotions, la vie atteint ses délinquants,
l'abandon, le plus frappant régresse dans mes idées et dans mes attitudes.

Le souffle m'est coupé, dans la conscience inerte du regard absent,
N'arrivant plus à savoir ce qui est bon ou pas au tréfonds du mystère,
Des songes sans cesse, réminiscence se disjonctent à ma plaie par le sang,
Au delà des envies, rien n'est sensibilisé par la peur de finir en terre.

La bataille succombe à la paresse de n'être plus rien et sans détour,
Éloignant les rives inertes sans écoutes, à la préparation,
La seule inertie serait peut être implicite: le parcours.
C'est l'overdose de mes sentiments, de mes apparitions;

Le néant, présente sa justification dans l'obscure clarté des raisons,
La fatigue des images obsédantes et inconscientes animant les désespoirs,
Insomnies imprévisibles des noirs desseins animant le poison,
Le pigment aspirant le regard des mensonges reste bien le noir.